Le livre à l’épreuveLes failles de la chaîne au Maroc

« On nous a dit que le marché culturel était émergent au Maroc. Mais qu’est-ce que c’est que ce marché émergent qui ne crée que des emplois de vendeur ? », s’exclame Anas Bougataya. En juillet 2014, il a décroché sa licence Métiers du livre à la Faculté des Lettres de Aïn Chok, à Casablanca. Depuis, il a acquis « la certitude qu’il était impossible de travailler dans l’édition au Maroc, parce que c’est un petit lobby verrouillé. » Aujourd’hui auto-entrepreneur, il travaille dans la communication. Parmi ses anciens camarades, beaucoup ont repris des études ou quitté le domaine « car ils étaient sous-payés, avec une charge énorme de travail, comme s’ils étaient dans une usine de textile. »

Pourtant les progrès de l’alphabétisation, les efforts pour la scolarisation, l’existence d’une classe moyenne ont créé un important vivier de lecteurs potentiels, incomparable avec celui des générations précédentes. Mais en l’absence d’un marché du livre et d’un circuit de lecture publique correctement organisé, le livre reste hors de portée de l’écrasante majorité des Marocains. »

Auteure :

Kenza Sefrioui est journaliste culturelle et critique littéraire. Elle est l’auteure de Souffles (1966-1973), espoirs de révolution culturelle au Maroc (Editions du Sirocco, prix Grand Atlass 2013). Elle a réalisé l’enquête sectorielle sur le livre et la lecture publique dans le cadre des Etats généraux de la culture 2014, menés par l’association Racines (www.racines.ma) pour le développement culturel au Maroc et en Afrique. 

Auteur(s) Sefrioui, Kenza
Maison d'édition En toutes lettres
Collection Enquêtes
Année 2020
Genre(s) Essai
Enquête
Taille 14 x 20,5 cm
Format Papier
Nb. de pages 100
Langue Français
Prix 65 dhs - 13 €
ISBN 978-9954-39-387-1